La route

Mars 2011

S’arrêter sur la route. Un long chemin. Tortueux, poussiéreux. Escarpé. Infini. Dont l’extrémité se cache de l’autre côté de la montagne. La paroi rugueuse. Si près. Trop près. Jusqu’à écorcher. Pierre grise. Nue. Hostile. 


Sentier trop étroit. Parsemé d’embûches. Dans l’espoir de le voir s’élargir, parfois. Toujours continuer. Malgré les chutes. On ne sait jamais ce qui vient après. Qui sait ? La pente pourrait y être plus douce. 


Un large précipice. Qui s’ouvre à chaque pas. 


Vertige de l’infini. Un ciel trop bleu. Un air trop pur. Trop de vie dans ce désert. Une tâche de verdure. Loin, si loin en arrière. Si floue. Trop haut pour regarder derrière. Trop étroit pour reculer. Trop dangereux or s’arrêter. Continuer ou sauter. Juste un pas de côté. Un seul pas pour tout terminer. Sans savoir ce qu’il y  a après. Vouloir renoncer ? Avancer les yeux fermés. Choisir de tout risquer. Les mains toujours plus écorchées. Mais un espoir qui reste allumé. 
Ne pas abandonner !


Les yeux s’ouvrent lentement. Trop de lumière. Trop dur. Refermés. Chute. Sans savoir où aller. S’accrocher à la paroi. Oublier la douleur. Tout faire pour ne pas tomber. 


Les paupières soudées. Un effort démesuré. Eviter de tomber. Oser se relever. 
Chemin tortueux de montagne. Un ciel trop bleu. Un danger trop proche. Espoir à chaque pas. Avancer. Continuer. Marcher avant la nuit. Marcher pour ne pas tomber.

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